THEMES

samedi 16 août 2008

Expédition en Islande



Jour 1 – samedi 16/08/08 :

Arrivée à Reykjavik sous une légère pluie pour nous accueillir. Nous récupérons nos bagages, des couronnes islandaises et notre voiture de location : la petite Toyota Yaris qui va nous trimballer sur les routes et pistes du pays.  C’est parti pour 3 000km à la découverte de cette île mystérieuse...
On commence la journée tranquillement en se dirigeant vers Grindavik, on comprendra ainsi vite qu'ici la notion de « ville » est toute relative, la plupart du temps il s'agira davantage de « hameaux » parfois fantômes tant les habitants se font discrets. Comme la pluie semble tenace, on débute notre séjour par la visite d'un musée qui reflète l'importance ancestrale de la pêche dans l'histoire du pays.

Après ce petit intermède culturel (un des rares du séjour) nous continuons en direction de Graenvatn : un lac vert émeraude qui tire sa couleur des algues qu’il abrite.


Nous roulons au passage à travers d’étonnants anciens champs de lave où la vie a peu à peu repris ses droits en recouvrant de mousse les coulées noires. Nous arrivons sur la zone géothermique de Seltun... 
 

...où nous découvrons nos 1ères mares de boue en ébullition et humons les odeurs de soufre qui se dégagent des évents de vapeurs. 
 
Arrêt ensuite le long du lac de Kleifarvatn qui hébergerait dans ses profondeurs un hôte bien particulier, cousin de Nessie (monstre du Loch Ness).        
            
 
Pour atteindre la ville de Selfoss nous passons par Hveragerði, célèbre pour ses cultures sous serres chauffées par l’activité géothermique qui permet toutes sortes de récoltes, même les + exotiques ! A noter que l'on a perdu la bavette de protection d'une roue arrière en cours de route ! ça commence fort !
 


Arrêt chez Bonus, la marque de supermarché au petit cochon rose pour le ravitaillement. Petit détour par Eyrarbakki pour observer l’avifaune puis nous posons nos sacs dans un joli petit chalet à Selfoss, chez GESTHUS (qui dispose aussi d’une aire de camping pour les + courageux).  Une soupe en sachet et au lit ! On ne verra par la nuit tomber ni le soleil se lever ! 

Jour 2 – dimanche 17/08/08 
 
Cette journée sera consacrée au fameux cercle d’or mais avant d’arriver sur ce haut lieu du tourisme islandais nous nous arrêtons au paisible cratère de Kerid. 
  


On arrive ensuite à Geysir et attendons impatiemment les jaillissements réguliers de Strokkur. C’est impressionnant d’observer le bouillonnement qui s’accentue, la bulle d’eau qui se forme puis le jet qui semble propulsé depuis les entrailles de la terre. 

       

Une vingtaine de kilomètres + loin nous approchons la puissante chute de Gullfoss. La « chute d'or » (d’une hauteur de 35 m et d'une largeur de 70m) est une succession de deux chutes d’eau situées sur la rivière Hvítà. 
 



On traverse Laugarvatn d’où l’on peut observer des fumerolles autour du lac. En milieu de journée, petite pause pour profiter d’un pique-nique bien agréable le long de la faille qui nous conduira ensuite jusqu’à Þingvellir. En effet cette partie du pays est située à cheval entre les plaques tectoniques Nord Américaine et Eurasienne. 
 



Þingvellir est un haut lieu de l’histoire islandaise puisqu’un des plus vieux parlements du monde y fut fondé dès 930 et la République d'Islande y fut déclarée le 17 juin 1944. Une fois arrivé en haut de la faille, on a une vue sublime sur le lac Þingvallavatn et les îles autour. 
 



Nous quittons le cercle d’or pour la côte Sud de l’île où nous attendent d’autres merveilles naturelles. Avant d’arriver à Moldnupi, on s’arrête à la surprenante cascade de Seljalandsfoss, son originalité tient au fait que l’on peut passer derrière la chute. 
 

                   


Enfin, c’est au bout d’un petit chemin perdu que nous trouvons notre charmant « Country Hotel Anna » (35km après Hvolsvöllur), très bon repas préparé par la maison (pavé de saumon agrémenté d’un chutney de mangue !).   
 
Jour 3 - lundi 18/08/08

Départ sous un soleil radieux ce matin. Première halte à quelques kilomètres à Skogafoss, belle chute d’eau alimentée par le glacier la surplombant et qui nous dessine un arc-en-ciel. 
 



Arrive ensuite le moment tant attendu puisque se profile Dyrholaey, une presqu’île avec d’imposantes falaises, site de ponte des macareux.
 


La saison estivale touche à sa fin et nous savons que la période de migration se termine également. Heureusement quelques uns des fameux « puffins » ou « lundi » (en islandais) ont eu la patience de nous attendre ! Rien à voir sans doute avec les grandes colonies qui peuplent les lieux en juin-juillet mais c’est avec un plaisir d’autant + grand que l’on observe les derniers retardataires. 
   

On s’arrête ensuite à Reynishverfi avec sa belle plage de sable noir et ses imposantes falaises d’orgues basaltiques. 



Petite pause à Vik pour un déjeuner frugal et rapide car encore beaucoup de choses au programme aujourd’hui. A commencer par le canyon de Fjardrargljufur (avant Kirkjubaejarklaustur sur la route de Lakagigar). 
 



Une bonne centaine de kilomètres + loin nous apercevons le fameux glacier Vatnajökull. On laisse la voiture à l’office du tourisme de Skaftafell et entreprenons non pas l’ascension du glacier (on a oublié les crampons à Montpellier ;-)) mais une belle balade jusqu’à la langue glaciaire. 
 


On défie les pancartes « Danger sables mouvants » et malgré quelques glissades + ou – contrôlées on parvient à s’avancer pour avoir une jolie vue et "écouter le silence" de la glace qui se craquèle. 

Petit détour ensuite pour visiter une ancienne bergerie « sel » et avoir un point de vue sur des cascades à proximité.
 



Et nous avons gardé le meilleur pour la fin… Sans doute un des moments les + magiques du voyage, la découverte de Jökulsarlon : un lagon de cristal où flottent des blocs de glace détachés du Vatnajökull.  Nous escaladons une petite colline qui ménage l’effet de surprise et c’est l’immensité de ce lieu exceptionnel qui s’offre à nous. 
 



On y passe un long moment avant de rependre la voiture et de s’arrêter de l’autre côté du lac déjà envahi par la brume mais où nous pouvons observer des phoques qui batifolent dans l’eau glacée.  

On passe la nuit à proximité à la Guest House GERDI. Chambre très récente et jolie vue, que demander de + pour s’endormir avec ces sublimes images en mémoire…  


Jour 4 - mardi 19/08/08

Journée de transition aujourd’hui où nous allons prendre la route des fjörds de l’Est. Tout d’abord arrêt à Höfn pour une promenade dans une zone paisible entre mer et marais où l’on peut observer de nombreux canards et oiseaux, juste derrière le port de pêche. 
 



Quelques courses au supermarché local puis direction Djupivogur où l’on se pose le temps d’un pique-nique en profitant d’une vue reposante sur un paysage où le temps semble s’être arrêté. 
 



Sur les conseils d’un internaute on se rend ensuite à … « l’aéroport » local, disons que l’on se gare au bout d’une piste qui débouche sur une belle plage de sable noir. Je pense que les avions se font rares ici, en tout cas on récupère la voiture entière, même si David recule sur un plot de signalisation… heum, oui c’est étroit une piste d’atterrissage ! 
 


Puis commence l’interminable route des fjörds qui serpente le long de la mer. Arrêt à Faskrudsfardur : village fondé par des pêcheurs français où les noms des rues sont toujours écrits dans les deux langues en souvenir de cette époque.   
On découvre ensuite par miracle un tunnel tout neuf de 5km qui n’existait pas sur ma pseudo-carte ! Cela nous fait gagner un temps énorme mais en sortant de l’autre côté de la montagne c’est la pluie qui nous attend et qui ne nous quittera pas jusqu’à la tombée de la nuit.
      

C’est alors que j’ai la riche idée d’aller jusqu’à Borgarfjördur, a priori un sympathique village et le lieu de prédilection des macareux. On quitte vite la route goudronnée pour rouler sur une piste correcte mais sous l’eau… qui devient vite une route de petite montagne… moins correcte... et toujours sous la pluie qui redouble. La visibilité est largement réduite, ça monte encore, à 30km/h de pointe, on ne voit pas le bout du chemin ! La Yaris atteint ses limites de même que les nerfs de David !

   
Arrivés au sommet, ça redescend sec et le retour s'annonce pénible pour la voiture… Le pire une fois sur place c’est qu’il n’y a pas un macareux à l’horizon, plus que des fientes sur les falaises et nous, trempés jusqu’aux os ! 
Pour atteindre Seydisfjordur où l'on doit passer la nuit : brouillard, aucune visibilité sur les bas-côtés, vitre arrière couverte de boue, plus qu'à suivre la ligne blanche repérée sur quelques mètres seulement devant nous.
Heureusement ici la route est goudronnée et on finit par arriver à bon port, à l'hôtel Aldan - Snefell.
 

 
Jour 5 - mercredi 20/08/08

A notre réveil, on constate que la nuit a emporté avec elle le mauvais temps et on reprend la route sous le soleil. On découvre cette fois le paysage qui borde la route que l’on a empruntée hier, quel contraste ! 



   
Passage par Egilsstadir en direction de Myvatn. On traverse d’immenses zones vallonnées sans l’ombre d’un habitant. Les panneaux nous annoncent des rennes mais rien à l’horizon. On décide au dernier moment de changer notre programme initial pour consacrer cette journée au parc national de Jökulsàrgljùfur.
Une piste en tôle ondulée nous conduit à Dettifoss. Il s’agirait de la chute la plus puissante d'Europe.



1km + haut le long de la rivière Jökulsá á Fjöllum, une autre chute : Selfoss. 



Pique-nique puis balade surplombant le canyon pour atteindre une 3ème chute : Hafragilsfoss. 


Retour sur la piste jusqu’à Asbyrgi. Petite marche d’une heure jusqu’au sommet du mont Eyjan pour profiter de la vue plongeante sur le canyon rocheux couvert de bouleaux. Troublant silence des lieux. Cette gorge en forme de fer à cheval se serait formée naguère sous l’effet des eaux ou … selon la légende, serait la trace laissée par l’un des huit pieds du cheval d’Odin, un dieu germanique…  
   
On prend ensuite la route 862, qui devient F862 (oup’s, pas le droit d’y être avec la Yaris) pour atteindre le parking de Vesturdalur, depuis lequel on entame une petite rando vers d’étranges formations basaltiques autour du site de Hljoðaklettar. 



Pour rejoindre Myvatn, passage par Husavik, la ville semble pleine de charme, transpercée par les derniers rayons du soleil et baignée par une mer d’huile dans un calme absolu. Nous arrivons à Myvatn après 21H et profitons du coucher de soleil sur la lac. 



Accueil fort sympathique à Skútustaðir dans la guest house du même nom. Ambiance conviviale et familiale. Avant de s'endormir, dernier coup d'oeil vers l’horizon qui prend des reflets verts, encore un peu tôt dans l’année pour y voir une véritable aurore boréale, mais sans doute quelques poussières de vent solaire se sont glissées dans les cieux frais et dégagés de la fin août. 
 
Jour 6 - jeudi 21/08/08

Toute cette journée sera consacrée à la découverte des merveilleux sites localisés autour du lac Myvatn.

On explore l’étonnant site de Námafjall avec ses évents de vapeurs appelés solfatares et ses marmites de boues. 



Selon la viscosité de la boue (qui dépasse ici 70°C) et la pression des gaz chauds qui la traversent, le bouillonnement peut aller de quelques bulles en surface à des manifestations nettement plus violentes. 


Promenade d’une bonne heure à travers les champs de lave encore fumants de Leirhnjukur. En effet, au début des deux derniers millénaires, les éruptions se font rares mais après des siècles de tranquillité de nouvelles éruptions ont eu lieu, entre 1724 (formation du cratère Viti) et 1746, puis entre 1975 et 1984 (dont on voit ici la coulée de lave).  


 
En revenant vers Reykjahlid on s’arrêtre à Grjotagja où l’on peut observer une profonde fissure dans le sol et une grotte remplie d’eau. Une seconde fissure se trouve un peu + loin à Storagja. Autrefois, ces sources chaudes étaient utilisées pour la baignade. Mais ce n'est plus possible à cause de la température devenue trop élevée.  
 


Il y a 2000 ans les coulées de lave de Laxardalur donnent au lac sa forme actuelle. Elles sont responsables des labyrinthes diaboliques de Dimmuborgir (les " châteaux noirs ") que nous parcourons en début d’après-midi et des îles souvent circulaires qui parsèment le lac.


Il y a 2800 ans, une éruption explosive forme la magnifique montagne-cratère de Hverfjall, haute de 150 mètres et large de 1200 mètres. Nous terminons donc la journée par son ascension et profitons de la superbe vue (ventée) au sommet.

Pour finir, grand moment de détente à Myvatn Nature Bath ("Jarðböðin") où l’on se prélasse dans des eaux chaudes turquoises à une température presque 4 fois supérieure à celle de l’air !

Le soir on se paye le resto pas terrible (sauf le buffet de dessert) de l’hôtel Sel situé juste en face de notre guest house.



Jour 7 - vendredi 22/08/08

Aujourd’hui quasiment pas de conduite pour David, on va se laisser porter par " Myvatn Tours " jusqu’à Askja. On quitte vite le bitume pour une longue piste qui serpente dans le désert en contournant les dédales de blocs de lave.

1er vrai passage de gué et 1er arrêt le long d’une petite rivière avec la montagne sacrée des Islandais : Herðubreið (1682 m), en arrière plan. 



2ème arrêt à Herðubreiðarlindum. Notre guide nous conte l’histoire d’un célèbre évadé islandais qui s’était réfugié durant tout un hiver dans cet endroit hostile pour échapper à la prison. Petite balade ensuite le long d’un canyon traversé par un puissant cours d’eau.



On traverse désormais un paysage lunaire qui a d’ailleurs servi de lieu d’entraînement à la mission Apollo. En revenant de la lune, l’équipage a confirmé que les similitudes du terrain étaient flagrantes.
Enfin arrive le moment tant attendu. Après une demi-heure de marche depuis le parking, on arrive sur le merveilleux site naturel d’Askja.


Il s'agit plus particulièrement d'une caldeira de 45 km² contenant un lac de cratère : Öskjuvatn de 219 m de profondeur ce qui en fait le lac le plus profond d'Islande. Le volcan actif d'Askja est un emboîtement de trois caldeiras successives. Il semble que la création de cet imposant édifice volcanique ait commencé, il y a plus de 4500 ans. Sa dernière éruption a eu lieu en 1961.
 
  
Sur le chemin du retour, promenade au fond du " canyon des dragons " : Drekagil, formation qui est née sous l’effet du volcanisme, des vents et de l’eau.
 
De retour à Myvatn et à bord de la Yaris, nous nous arrêtons Höfdi pour un point du vue sur l’avifaune du lac.
 

Le plein d’essence à Skutustadir pour une dernière vue sur les pseudo-cratères. Nous passons la nuit à 30 km au Sud d’Husavik à STAðARHOLL Cottagemotel & Guesthouse dans un petit chalet au calme.

Jour 8 - samedi 23/08/08

 A quelques dizaines de km de notre hôtel et sur la route d’Akureyri, nous nous arrêtons à Godafoss ("la chute des Dieux").
 
Nous ne pensions faire qu’une pause ravitaillement à Akureyri mais c’était sans compter sur notre rencontre providentielle au supermarché avec un employé d’une station d’essence qui nous explique qu’une baleine et son petit sont actuellement en train d’évoluer dans la baie ! 
 
Quand on arrive sur place, elles sont à quelques mètres du rivage seulement.
Le spectacle est magique, autant dire que David a bien du mal à me décrocher du lieu ! Après une nième apparition des baleines, on reprend donc la route jusqu’à la ferme de Glaumbaer au Nord de Vermahlid. 
 
Il s’agit d’une construction en bois, le toit est recouvert d'épaisses couches de tourbe sur lesquelles pousse du gazon. L'ensemble est composé de plusieurs pièces aménagées comme l'étaient les fermes du XVIIIe siècle.
Dans la patisserie Askaafi, juste à côté, on déguste d’excellents gateaux (vendus à prix d’or), dans un décor d’époque.
 
 

Non loin de Vermahlid sur la route de Blonduos, on se rend également devant l’église de tourbe, une des dernières du pays où des messes sont encore célébrées.

Le reste de l’après-midi sera consacré à la péninsule de Vatnes dont on va faire le tour sous un temps maussade. 1er arrêt à Borgarvirki une ancienne forteresse de pierres. Puis à Hvitserkur où des rochers détachés sortent de la mer. Des phoques batifolent autour.

On espérait voir d’autres phoques à Hindisvik mais l’accès est désormais fermé pour protéger le site… et comme David a peur de se faire attaquer par un mouton en rute, on fait demi-tour ! Passage devant l’église de Tjön et fin de la balade avec quelques jolis paysages...

... pour rejoindre à Hvammstangi où l’on était censé passer la nuit. Toutefois en arrivant à 19h30 nous avons l’agréable surprise d’apprendre que notre réservation à la GH "Hanna Sigga" a été annulée vu l’heure soit disant tardive. Petit moment d'inquiétude car la 1ère grande ville est à plusieurs heures de route et donc un grand merci à la jeune fille du café Sirop (toujours à Hvammstangi) qui nous a sauvé la mise en nous envoyant vers un hôtel bien caché au milieu de la prairie à quelques km de là.

Jour 9 - dimanche 24/08/08

Aujourd’hui c’est mon anniversaire ! ! ! Merci à tous pour vos message bien arrivés, presque jusqu’au cercle polaire ! C’est aussi le jour de la finale olympique de handball France-Islande. Juste le temps de voir la victoire des tricolores à l’hôtel et nous partons à la découverte de la péninsule de Snaefellness. 
Nous grimpons sur le Mont Helgafell au sommet duquel se trouvent les ruines d’une petite église. Magnifique vue panoramique à 360° ! On se rend ensuite à Stikkishölmur, vrai coup de cœur pour cette petite ville endormie en ce dimanche midi. Nous montons jusqu’au phare pour prendre notre déjeuner sur un banc surplombant la ville d’où l’on peut observer les bateaux qui rentrent au port.

On roule le long de champs de lave (dont Bersekjahraun), passons par Grundarfjordur et nous consacrons un moment à la visite du musée marin d’Olafsvik. Le port de pêche ne manque pas de charme non plus.

Quelques gouttes de pluie nous attendent sur la côte sud et sauvage de la péninsule. A Skardsvik se trouve une des rares plages de sable blanc du pays qui baigne dans une eau turquoise.
On aperçoit les cratères volcaniques de Holaholar avant de se rendre à Dritvik : un paysage dramatique de falaises de lave et l’épave d’un chalutier échoué ici en 1948.

A Djupalon, David s’essaye à soulever une des grosses pierres que les apprentis marins devaient porter pour prouver leur force et être recrutés sur un bateau de pêche.
Nous passons ensuite par Hellnar puis Arnarstapi où de jolies vues s’offrent à nous.

Enfin, encore un des grands moments du voyage : la rencontre avec les phoques de Ytri tunga. Tranquillement installés sur les rochers, on a pu s’approcher à quelques mètres d’eux sans troubler leur quiétude.

Pour mon dîner d’anniversaire : ça sera un plat de pâtes avec une sauce aux cèpes en sachet ! A déguster cependant dans un beau chalet à Snorrastadir.


Jour 10- lundi 25/08/08

Au petit matin on entame une balade depuis le chalet pour une meilleure vue sur le cratère Eldborg et nous repartons en direction de Reykjavik pour finir notre boucle autour de l’île. 



On emprunte le long tunnel qui conduit directement vers la capitale : retour à la civilisation et au trafic urbain. On se gare au niveau du port juste à côté d’un endroit incontournable : "Saegreifinn", derrière une baraque de tôle verte, des tables en bois où l’on sert une succulente soupe de homard dans un décor typique où le temps semble s’être arrêté.


En début d’après-midi nous visitons le musée : Settlement Exhibition. On monte ensuite jusqu’à l’église Hallgrimskirkja malheureusement en pleine rénovation. Balade dans le centre ville puis nous allons au Perlan : réservoir géothermique qui domine la ville. On déguste une petite douceur et profitons de la vue panoramique sur la capitale.

Ce soir c’est le grand luxe, j’ai réservé à l’hôtel Hilton (au même prix que dans certaines petites guesthouses à l’autre bout du pays !). Repas dans un resto à proximité, au milieu d’un quartier résidentiel.


Jour 11 - mardi 26/08/08

Ce dernier jour devait être consacré au site de Landmannalaugar, un des endroits les + connus du pays, normalement accessible uniquement en 4X4. Toutefois une des pistes est censée être praticable pour une voiture normale (sachant cependant qu’elle n’y est pas assurée). On part de Reykjavik sous la pluie en espérant que le ciel va se dégager en rentrant vers l’intérieur des terres. Mais les nuages sont bas et très noirs accrochés au relief. La route goudronnée se termine à Hraunayjar où il tombe toujours des cordes. Nous venons de traverser des zones désertiques dans une ambiance troublante de fin du monde sans avoir croisé beaucoup d’autres véhicules. On prend donc la piste F208… ça ne commence pas fort, des travaux sont en cours, une épaisse couche de gravier vient d’être déposée… la voiture patine, s’enfonce. Légère amélioration après ce tronçon… mais de courte durée. Très vite l’état de la route devient catastrophique, même à 25km/h, les pluies abondantes ont raviné le sol jonché de grosses caillasses et de boue. On traverse un 1er trou d’eau sans en connaître vraiment la profondeur et on abandonne devant le 2ème. Trop risqué pour la voiture et avec la pluie qui redouble, pas certains de pouvoir passer au retour. C’est donc l’âme en peine que nous faisons demi-tour.
Maigre consolation devant cette cascade assez originale sur le chemin du retour.


 
Puis nous décidons d’entreprendre une rando à Hveragerði dans la verdoyante vallée de Olfusdalur. Véritable champ géothermique, des vapeurs s’échappent d’un peu partout. 



Petit passage de gué histoire de se mouiller les pieds (enfin surtout pour David) et le sentier conduit en amont de la rivière où l’on peut se baigner. Compter 2h30 l’AR.




On repart vers la péninsule de Reykjanes que l’on avait partiellement découvert le 1er jour. Arrêt photo sur le Pont entre 2 continents puis nous découvrons l’impressionnante aire géothermique derrière le champ de lave de Valahnükur avec semble-t-il un regain d’activité récent puisque les chemins d’accès du public ont été fermés. 
 

 


Le phare veille
 



La côte déchiquetée est sublime. 
 


Très bon repas en ville à Vid Tjörnina (poisson banane blue cheese pour moi, si si, un vrai délice ! ! !) et nuit à l'hôtel LOFTLEIDIR offerte par Icelandair suite à une annulation de vol.  
 

Jour 12 - mercredu 27/08/08 

Déjà l'heure du retour, nous parcourons les 50km qui séparent Reykjavik de Keflavik et rendons notre petite Yaris sans encombre, ouf ! On s'envole pour Paris avec le souvenir magique des paysages exceptionnels que recèle l'île et avec l'envie d'y revenir un jour pour découvrir l'intérieur des terres où se cachent, paraît-il, d'autres trésors...
 

 Lien : Carnet de route

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