THEMES

jeudi 27 octobre 2022

Budapest, perle du Danube

Après Edimbourg et Stockholm, ma destination automnale millésime 2022 sera... Budapest.

Mercredi 26/10/22

Je décolle avec Ryanair en direction de la capitale hongroise à moins de 2 heures de vol de la France. A l'aéroport le bus 100E dessert le centre-ville et son terminus (Deak Ferenc Tér M) est à 10min à pieds de mon hébergement : "Connection Guesthouse". Idéalement situé à proximité des transports en commun, il est aussi dans une zone plutôt animée en terme de bars et restaurants et donc assez festive, même en semaine !! Heureuse d'avoir pris mes "boules quiès" ! Sinon la chambre est très fonctionnelle, disposant même d'un micro-onde et d'un frigo.

Un peu affamée et fatiguée, par le courage de chercher un resto typique ce soir. Une table italienne me fait de l'oeil et je me régale d'une copieuse assiette de gnocchis quatre fromages chez " ". Je goûte par contre au fameux vin local avec un bon muscat qui m'aidera à dormir encore + vite !

Mais évidemment je ne peux pas rentrer me coucher sans aller faire un tour le long du Danube avant... En rejoignant le quai Antall Jozsef au niveau du pont des Chaînes (malheureusement éteint car en rénovation), c'est la colline de Buda qui occupe l'horizon et se reflète dans le fleuve. La douceur de cette fin octobre incite à la balade alors je remonte en flânant jusqu'au Parlement, édifice majestueux et si immense qu'il est impossible d'en avoir une vision d'ensemble de si près !

Encore quelques photos nocturnes avec le jeux des lumières.

Un petit arrêt devant l'opéra, sur le chemin de l'hôtel, pour clore cet avant-goût prometteur de la découverte de Budapest.

Jeudi 27/10/22

Après un petit-déjeuner où je tente de reconnecter mes neurones en anglais pour comprendre que quand le propriétaire agite ses mains en répétant "scrambled", c'est qu'il me propose des oeufs brouillés (savoureux d'ailleurs), je consacre cette première journée de visite à la colline de Buda. 

Le Lonely Planet (plutôt très mal fait, une fois n'est pas coutume) propose un itinéraire au départ de la station de métro Széll Kalman Ter puis de la porte de Vienne, entrée médiévale de la vieille ville.

Le premier bâtiment à l'Ouest abrite les archives nationales sous les jolies tuiles polychromes.

Juste à côté, bordant la place de Vienne où se tenait un marché au Moyen-Age, on peut voir quatre belles maisons bourgeoises.

Toujours sur cette place s'élève le temple évangélique de Budavar, église luthérienne.

En le contournant par le gauche, on remonte Tancsics Mihaly Utca, bordée de maisons colorées ornées de statues. Au n°9 se situe l'ancienne prison où fut détenu le leader de la guerre d'indépendance, Lajos Kossuth.

Alors que l'église Matthias se dessine peu à peu, c'est le bastion des Pêcheurs qui retient tout d'abord mon attention. Il s'agit d'une terrasse parsemée de tourelles d'inspiration médiévales (début 20ème siècle). Au Moyen-Age la guilde des pêcheurs protégeait le château. Les 7 tours représentent les 7 tribus magyares fondatrices du pays.

J'enchaîne avec la visite de l'église Matthias, juste à côté. J'ai la chance d'y entrer au moment où se produit un choeur d'enfants en habits traditionnels. Magnifique.

C'est ici que le roi Mathias Ier épousa Béatrice en 1474. Très apprécié du peuple il donna son nom à l'église mais ne fut pas canonisé, c'est pourquoi, fait rare, l'édifice ne porte pas l'appellation d'un saint.

En 1867, François-Joseph Ier et Elisabeth (dite Sissi) y furent couronnés souverains de Hongrie avec Franz Liszt à l'orgue.

EXPLICATIONS à compléter

Un musée tout petit mais intéressant, présentant notamment un fragment de bijou de tête de la reine Elisabeth et des tuiles polychrome d'origine de l'édifice.

Face à l'église Matthias, se dresse la colonne de la peste, représentant la sainte trinité et témoignant de la reconnaissance des habitants de Buda ayant échappé à la maladie.

Pas prévu au programme mais je me laisse convaincre par les excellents commentaires attribués au musée de l'hôpital sous-terrain dont l'entrée reste quand même très chère... Sans regret car cet endroit est juste incroyable.

EXPLICATIONS à compléter

Après avoir dépassé l'imposant ancien ministère de la Défense en travaux pour abriter à terme les services du premier Ministre, on arrive devant le Palais Sandor, occupé par les bureaux du Président de la République.

D'ici, l'escalier Habsbourg de 1903 mène au Palais Royal. Rasé et reconstruit à maintes reprises, le palais fut établi à l'origine par Béla IV au 13ème siècle. Détruit pendant la bataille contre les Ottomans en 1686, il fut ensuite rebâti par les Habsbourg qui n'y passèrent que très peu de temps. Il abrite aujourd'hui deux musées et bibliothèque nationale.

Dans la cour du palais royal, la fontaine Mathias, de style romantique, représente le roi Mathias Corvin en tenue de chasse. En bas, à sa droite, Szep Llona tombée amoureuse du jeune chasseur avant de mourir le coeur brisé en apprenant qu'il s'agissait du roi dont elle ne se sentait pas digne.

A l'est de l'escalier Habsbourg se dresse la statue de bronze du Turul (sorte d'aigle mythique).

Un funiculaire (le Budavari Siklo) permet de redescendre vers le fleuve (face au pont des Grilles) ou sinon empruntez le chemin voisin qui se faufile en lacets et escaliers le long de la colline, jusqu'au tunnel à sa base.

Ma montre affiche 10km au compteur, il est temps de reposer mes pieds et de rentabiliser mon pass transports BKK de 72h ! Je grimpe donc dans le premier tramway qui passe et longe avec lui le Danube jusqu'au pont Elisabeth. Changement de tram pour le traverser et re-changement pour longer l'autre rive. Après être passée devant le Parlement, encore quelques stations et je descends (un peu au hasard !) devant le Pesti Vigado, une luxueuse salle de concert de style romantique construite en 1865 et récemment restaurée.

La statue de la petite princesse assise sur la clôture du tramway et derrière elle la colline de Buda qui commence à s'illuminer à la tombée de la nuit.

Un burger chez "Lucky 7", un peu de shopping, un bus jusqu'à la station de métro Astoria et retour dans mon quartier de l'opéra. J'achète de quoi prendre 3kg de plus au Spar, notamment des bouteilles de "Grand Tokai" blanc liquoreux (vendanges tardives) que je vais m'empresser de commencer à déguster à l'hôtel !!

Vendredi 28/10/22

L'itinéraire de cette matinée qui me conduira à la découverte du quartier juif commence à quelques mètres de ma Guest House située rue Kiraly. Première étape : l'académie de musique Franz Liszt installée dans un bâtiment art déco de 1907.

En redescendant la rue, j'entre dans l'église Sainte-Thérèse (1811) dont j'entends très bien le carillonnement des cloches depuis ma chambre ! 

Juste en face, une maison de style néogothique présente une belle fenêtre en encorbellement.

En continuant vers Klauzal Ter, on entre dans le coeur du quartier juif dont la communauté a été décimée lors de la Shoa passant de 600 000 personnes avant-guerre à 100 000 aujourd'hui. Les rues sont très peu animées, le temps semble s'être un peu arrêté par ici. La synagogue orthodoxe bleue et or, possède des pilastres ornés de fleurs de lotus et de palmes... mais c'est porte close, tout comme celle donnant sur le mémorial du ghetto qui abrite un fragment du mur.

Seul le passage Gozsdu udvar tranche avec le reste du quartier avec ses bars, restaurants et étales de vendeurs concentrés le long d'une étroite galerie actuellement décorée sur le thème d'Halloween ! 

Monument rendant à Carl Lutz, consul Suisse, qui procura de faux papiers à des juifs en 1944, leur permettant d'échapper à la déportation. Il représente un ange déroulant un long pan de tissu vers une victime à terre.

Adepte de street art lorsque je visite une ville, quelle belle surprise de découvrir cette immense fresque le long d'un parking. Elle célèbre le 60ème anniversaire de la victoire de l'équipe de foot de Hongrie, première équipe d'Europe continentale à battre l'Angleterre à Wembley (6-3).

Le point d'orgue de la visite du quartier est bien sûr la grande synagogue.

EXPLICATIONS à compléter

Je rejoins ensuite le quartier Belvaros, la "ville intérieure", splendeur d'architecture art nouveau constituant le coeur de Pest avec ses boutiques de luxe et enseignes classiques, ses terrasses de cafés et restaurants. Rapidement traversé hier soir après le dîner, je n'avais pas mesuré tout le charme du quartier.

L'ancienne galerie marchande Parisi Udvar de 1909 a été récemment reconvertie en palace (le portier nous permet gentiment d'entrer photographier cet endroit somptueux).

Je remonte l'avenue commerçante Vaci Utca en passant par la célèbre boutique Philanthia qui fermera bientôt ses portes. La statue de la petit pêcheuse avec derrière elle un gouvernail qui tourne tout seul !

L'ancien palais de la bourse qui abrite désormais une galerie marchande.

La place Vorosmarty est encadrée de façades néogothiques avec en son centre la statue du poète qui lui a donné son nom.

Pause déjeuner à l'hôtel avec de la charcuterie locale puis j'enchaîne avec un après-midi sous le signe de la détente dans le bois de la ville. 

A son entrée la place des héros.

Le château de Vajdahunyad.

Les thermes de Szechenyi.

Dîner Tabani Gösser Etterem.

Parlement by night.


Samedi 30/10/22


Après un petit déj’ expédié face au manque de motivation du proprio de la Guest House à me servir avant 8h30, je file en direction du Parlement où j’ai réservé la dernière visite guidée disponible. Du coup, ce sera en anglais, le groupe de celle en français étant complet… vu le pourcentage de mes concitoyens parmi les touristes, il est vivement recommandé de réserver sa visite longtemps à l’avance !!! Toutefois, je n’ai toujours pas compris la raison de ces créneaux “mono-langues” sachant que les commentaires se font via un audioguide !


Considéré comme l'un des plus beaux bâtiments du monde, non sans rappeler l'architecture du célèbre palais de Westminster à Londres, la conception du Parlement revient à Imre Steindl, dont le projet est sorti lauréat du concours international de 1882. Au bord du Danube, côté Pest et face au quartier du château de Buda, la construction du bâtiment prit 19 ans, de 1885 à 1904. Conçu dans un style néogothique, les dimensions du Parlement sont hors normes : 265 mètres de long pour 123 mètres de large, s'élevant sur 4 étages.


Notre parcours débute dans "la cage d'escalier dorée" située dans l'aile Nord avec ses vitraux richement colorés et ses piliers en marbre.


Le couloir avec des statues représentant différents corps d’artisans, symboliques des nombreuses professions associées à la construction de l’édifice mais aussi se voulant représentatif de tout le peuple hongrois.


Le grand escalier situé dans l'axe de symétrie du Parlement est dédié aux grands événements historiques et sa porte principale ne s'ouvre qu'à d'exceptionnelles occasions comme les visites de délégations de haut-rang ainsi que tous les quatre ans lors de l'entrée des députés récemment élus.


La salle de l'escalier rappelle les palais de style Renaissance ou baroque, avec une grande variété de matériaux utilisés. Les matières premières furent principalement fournies par des producteurs hongrois, notamment issues des mines de marbre.


Les 96 marches du grand escalier mènent à la salle de la coupole qui s'élève quant à elle à 96 mètres au-dessus du trottoir (en l'honneur de la fondation de l'Etat Hongrois en 1896). C'est le centre structurel et symbolique du Parlement. Le dôme est constitué



Dôme (couronne de St Etienne)

Hémicylcle


Face au Parlement, l’ancien Palais de justice conçu (en lot de consolation !) par le lauréat ex-equo du concours lancé pour la conception du Parlement.


En quittant le parlement, je descend sur les quais à hauteur du mémorial aux chaussures. Hommage aux juifs qui ont été fusillés ici après avoir du qutter vêtements et chaussures, leurs corps plongeant ensuite directement dans le Danube. L’horreur indicible matérialisée ici à travers des souliers d’hommes, de femmes et d’enfants, prend aux tripes.


Je rejoins la place de la Liberté


Basilique St Etienne


Halles centrales


Balade sur le Danube, le couple Buda et Pest nous promène pendant une heure entre le pont de la Liberté et l’île Marguerite avec d’intéressantes explications complétant bien ce que j’ai pu découvrir par moi-même pendant ces 3 jours. J’avais réservé l’excursion par “Get your Guide”, dont j’apprécie souvent les services quelque soit le pays. Encore une fois, la prestation est à la hauteur, pour moins de 14€, avec un bateau confortable, des commentaires précis et ludiques, sans oublier deux boissons offertes : un grand verre de thé pour commencer mais surtout un alcool au choix ensuite, champagne pour moi !


J’avais provisoirement renoncé hier à visité la Maison de la Terreur compte tenu des avis très mitigés à son sujet. Ses détracteurs lui reproche son manque d’impartialité, certains allant jusqu’à la qualifier d’instrument de propagande mis en place par le pouvoir actuel pour discréditer tout courant de pensée de gauche. J’ai finalement décidé de la visiter avec un oeil averti et vigileant.


Il est vrai que la section consacré au génocide juif est rapidement traité et le rôle de la population hongroise qui a collaboré avec le régime nazi n’est abordé que rapidement à travers les “Croix fléchés”. A l’inverse, le régime soviétique totalitaire qui a suivi est décortiqué pour en démontrer tous les excès. Malgré ce déséquilibre réel dans la présentation des faits, il n’en demeure pas moins que l’on ressort de là en ayant compris que le peuples Hongrois, d’un extrême à l’autre, a vécu une triste 2ème partie du XXème siècle.



Lumina Park sur l’île Margueritte.




lundi 8 août 2022

Balade Nord Ecossaise

Lundi 08/08

Journée consacrée à la découverte de Glasgow même si la traversée du centre-ville hier m'a déjà donné un avant-goût des charmes de la plus grande ville d'Ecosse. 


La ville est connue pour son architecture victorienne du 19ème siècle. Les bâtiments les plus impressionnants ont été construits en grès rouge (ou blond). Pendant l'ère industrielle leurs couleurs avaient disparu sous une couche noire de suie et de polluants des fours, ils n'ont retrouvé leur aspect d'origine qu'après l'entrée en vigueur du "Clean Air Act" de 1956.

La météo du jour s'annonce plus clémente qu'hier et c'est donc sous le soleil que je prends le chemin de la cathédrale depuis l'hôtel en empruntant Argyle Street. Sur le trajet, se dresse "The tolbooth steeple", ce clocher à 7 étage surmonté d'une horloge faisait autrefois partie d'un bâtiment beaucoup plus grand, construit en 1626, renfermant l'hôtel de ville, la cour et la prison.

Ce lieu fut le théâtre de drames sordides comme les exécutions sommaires de sorcières, voleurs et autres meurtriers. Mais la zone pavée devant le Tolbooth était aussi l'endroit où se faire voir, les riches y défilant dans leurs plus beaux atours. Situé au carrefour des principales rues de Glasgow, il s'agissait d'un important centre de communication où se croisaient les diligences venues de Londres ou d'Edimbourg. Mais la ville se développant vers l'ouest, il fut progressivement abandonné puis démoli en 1921, à l'exception donc du clocher.

Je remonte High Street en passant devant The Barony Church.

Sur une colline surplombant la cathédrale se dressent les stelles victoriennes du cimetière de Glasgow : "Necropolis". 

Lundi 09/08

Découverte d'Inverness

Les écluses du Caledonian Canal

Old High Church

Abertarff House : la + ancienne maison d'Inverness (1593)

Victorian Market : marché couvert de 1890.

Tolbooth Steeple (1791) est le dernier vestige de l'ancien palais de justice et de la prison de XVIIIème siècle.

L'hôtel de ville où se déroula le 1er conseil des Ministres de l'histoire en dehors de Londres avec à l'ordre du jour la question irlandaise.

Le château d'Inverness en grès rouge. 

Cathédrale anglicane St Andrew de style néogothique.

Petit détour par Glen Affric.

Chanonry Point.

Dîner à Tain au "Platform 1864"

Nuit entre Portmahomack et Tain au Canterra Cottage

Mardi 10/08

- Balade matinale à Portmahomack.

- Dunrobin Castle

- Village fantôme de Badbea

- Berriedale

- Grey Cairns of Camster

- Sinclair Castle

- John O'Groats

- Duncansby Head : Stacks of Duncansby, aiguilles rocheuses de + de 60m.

Nuit à Thurso au "Manor House"

Dimanche :

- Eilean Donan Castle : construit au XIIIème siècle pour interdire l'accès au loch des Vikings Scandinaves. Situé sur un îlot accessible par un pont en pierres à arches. Rasé en 1719, il fut reconstruit en 1932 d'après les plans originaux. Siège du clan MacRae, il abrite de nombreux souvenirs de famille. Les pièces sont meublées comme dans les années 30 et habitées par des personnages en cire. On traverse notamment la salle des banquets, les chambres à coucher ou encore les cuisines. Le château a servi de cadre au tournage de films comme "Highlander" ou "Le monde ne suffit pas" (James Bond).

Ile de Skye via le pont reliant Lochalsh à Kyleakin.

Route A855 vers le Nord le long de la côte Est

- Old Man of Storr : menhir en basale de 45m de haut culminant à 719m d'altitude. Environ une heure de montée parfois un peu raide.

- Cascades

- Arrêt au loch Langaig

- Ruines du château de Duntulm qui fait fasse à la mer. Fief du clan MacDonald. On y rendait autrefois justice en enfermant l'accusé dans un tonneau que l'on faisait rouler du haut de la colline. S'il en sortait vivant, il était considéré comme innoçant.

- Fairy Glen : petites collines en forme de cônes. Lac.

Courses pour le repas du soir à Portree.

Nuit à la résidence "Golden Hill" à 10 min du centre de Portree.


mercredi 18 mai 2022

Ile de beauté, nous revoilà !

L'année dernière, en février, les restrictions de déplacement liées à la crise sanitaire m'avaient incitée à retenir la Corse pour m'échapper du continent avec les enfants. Ce fut un véritable coup de foudre pour l'île de Beauté et nous avions très envie de continuer à la découvrir, cette fois au printemps. La période s'est révélée idéale avec des températures douces et une affluence touristique encore limitée.

Après Ajaccio, c'est destination L'île-Rousse que nous embarquons depuis Marseille à bord du ferry Monte D'oro de Corsica Linea. Rapide installation dans la cabine mais le spectacle est sur le pont quand le bateau quitte le port à la tombée de la nuit. Les vacances commencent !!

Dîner pique-nique en cabine et nuit agréable avec une traversée très calme de la méditerranée. Le soleil se lève sur la Corse pour nous accueillir au petit matin. 

Par chance notre logement est déjà disponible, on se dirige donc dès 7H vers Lama, village perché dans la montagne à 30 minutes de l'Ile-Rousse. C'est un petit coin de paradis qui nous attend, la résidence "Casarella lama" est flambant neuve, rien ne manque niveau équipements, la vue est splendide, la piscine chauffée à 28° et l'accueil des + chaleureux. Enchantées par la perspective de profiter des lieux toute une semaine, on se pose le temps de prendre nos marques, mais l'envie de vadrouille s'impose vite ! 

Loane tenait à voir une plage de sable noir, alors direction le cap Corse jusqu'à Nonza dont les maisons semblent comme accrochées au piton rocheux surplombant la mer.

Le village est couronné par la tour Paoline en schiste gris-vert (construite par Pascal Paoli en 1760) d'où il était possible d'anticiper toute tentative d'incursion et ceci depuis l'époque romaine. Une forteresse avait alors été édifiée sur le belvédère. Nonza signifie d'ailleurs en latin "annonciateur". La vue sur les eaux turquoises en contre-bas est vertigineuse.

L'église Sainte Julie est remarquable pour son autel de marbre blanc polychrome datant de 1694. 

Sainte Julie est vénérée dans toute l'île. Originaire de Carthage, elle aurait été vendue à un négociant Syrien en voyage d'affaires vers la Gaule. Lors d'une escale du bateau en Corse, la jeune chrétienne refusa de participer aux rites païens organisés dans la marine Nonza, déclenchant le courroux des habitants, elle fut alors crucifiée.

Lors de son martyre, une des légendes raconte que Julie fut attachée à un arbre et qu'on lui trancha les seins avant de les jeter contre la paroi rocheuse d'où jaillit 2 sources d'eau miraculeuse. Un chemin en escalier descend jusqu'à la fontaine désormais abritée sous une chapelle.

Le sentier continue ensuite à descendre jusqu'à la fameuse plage de sable noire. Sa couleur n'a pas une origine volcanique comme c'est souvent le cas. Ici c'est en raison des rejets en mer des pierres de l'ancienne mine d'amiante de Canari. La carrière fut en activité de 1920 à 1965 et les matières extraites transportées par la courant ont bouché la baie, formant une plage.

Pause déjeuner avec des produits locaux achetés dans l'épicerie du village. Les filles imitent ensuite les artistes du coin qui forment des oeuvres d'art à découvrir ensuite vues du haut de la falaise.

Grimpette des quelques 500 marches descendues + tôt, entre jardins et terrasses séparés de murets de pierres sèches. On prend alors la route du retour en s'arrêtant 6km + loin, à la plage de Negro. Elle aussi constituée de galets noirs, elle est surplombée par une tour génoise. Un petit pont enjambe le cours d'eau qui vient se jeter dans la mer.

Un peu + d'une heure après, les filles se précipitent dans la piscine pendant que je pars faire le ravitaillement du frigo à Ponte Leccia. Après avoir déchargé les courses, j'ai la grande idée de tenter une manoeuvre en marche-arrière sur le parking de la résidence et je réussi à bloquer ma voiture sur un rocher !! Laurent, si vous lisez cet article, encore merci pour le sauvetage !

Jour 2

Première rando du séjour au programme de la journée : le désert des Agriates et le sentier du littoral depuis la plage de l'Ostriconi. Le parking de départ se situe à Palasca, en bordure de la Nationale 197, au niveau d'une auberge. Les premiers pas sont font à l'ombre suivi d'un amusant petit passage à gué afin de franchir le ruisseau de Vadellare...

... avant une erreur de parcours qui nous a mises sur l'itinéraire de la grande boucle de 7h dont la piste serpente à l'aller à travers le relief aride où les figuiers de barbaries s'accrochent aux roches. Le décor est sublime mais le dénivelé sous la chaleur s'annonce déjà éprouvant pour les enfants... jusqu'à ce que je comprenne que nous n'étions pas sur le chemin tranquille qui menait directement sur la côte mais en direction du Nord vers la bergerie de Monticellacciu

Après avoir étudié rapidement les 2 possibilités qui s'offraient à nous pour la suite de la rando et sur les conseils d'un couple corse croisé à bord de leur 4x4, nous faisons demi-tour pour revenir quasiment au point de départ !!

Une heure pas vraiment perdue au bout du compte car nous n'aurons pas l'occasion de voir ailleurs ce type de paysages.  

Non sans quelques difficultés nous finissons pas repérer le bon itinéraire conduisant à la plage de l'Ostriconi en une demi-heure. 

Le paysage se transforme soudain quand se dessinent de belles dunes de sable blanc, dévoilant derrière elles l'horizon bleu turquoise de la Méditerranée.

La plage immense est paradisiaque, on se croirait transporté aux Seychelles !!

L'endroit est idéal pour une pause déjeuner sur les rochers.

Nous empruntons ensuite le sentier des douaniers qui remontent en direction de St Florent. On fera demi tour évidemment bien avant, au niveau de l'anse de Vana, car certaines petites pattes sont déjà bien éprouvées.

Avant cela, baignade (apparemment très fraîche) pour les enfants à l'affut de quelques petits poissons à photographier...

Chemin du retour, pour continuer à apprécier le décor de carte postale.

Jour 3 

La Balagne regorge de sentiers de randonnées, tout comme le reste de l'île, une application mobile en recense un joli panel : "Cyclo-rando Balagne by Corsica". Nous retenons pour aujourd'hui celle conduisant au hameau en ruine d'Occi situé à 377m d'altitude, au-dessus de Lumio. Il faut compter environ 40 minutes de trajet depuis Lama pour arriver au départ de l'itinéraire, en reprenant la route de l'Ile Rousse.

Le village perché de Lumio où nous laissons la voiture a beaucoup de charme et offre une vue splendide sur la baie de Calvi. 

Au milieu d'une ruelle, le départ de la randonnée est indiqué sur une pancarte orientée vers des escaliers qui mènent à un chemin longeant des jardins jusqu'à un portail. L'itinéraire bien balisé conduit jusqu'à la chapelle Notre-Dame de la Stella.

De là, partir à gauche entre les murs de pierre sèches pour suivre l'ancien sentier muletier qui s'élève dans un paysage verdoyant et fleuri. L'ascension se fait en lacets recouverts à certains endroits par des dalles de granit.

Au bout d'une grosse demie heure le sommet est atteint offrant une vue imprenable sur les ruines du village d'Occi. Il était peuplé au XVème siècle par des habitants qui avaient déserté les côtes pour fuir les Sarrasins. Mais le village déclina au cours des derniers siècles avant de s'éteindre en même temps que son dernier résident, laissant à l'abandon une vingtaine de maisons.

Nous entamons d'ailleurs la découverte des rues fantômes où seule l'église a été restaurée, a priori grâce à Laetitia Casta. Depuis le rocher en surplomb la panorama s'étend de la baie de Calvi à la marine de Sant'Ambroggio.

Pour le retour, nous empruntons le chemin + abrupte qui descend sur la Départementale en contre-bas et permet d'effectuer une boucle qui revient à Lumio.




 

 



 

vendredi 29 octobre 2021

Virée nordique : Stockholm en automne

Découvrir hors saison des lieux habituellement très touristiques est toujours un régal. ll faut bien sûr se montrer moins exigeant avec les conditions météo et parfois jongler avec les horaires d'ouverture + réduits de certains sites, mais c'est la contrepartie obligatoire pour profiter de visites en toute sérénité. Qu'il est agréable de se sentir seul au monde dans des endroits exceptionnels sur-fréquentés à d'autres périodes. C'est ce que je suis venue à chercher à Stockholm en cette fin octobre, le temps d'un "city break" de 5 jours.
 

Après avoir longuement hésité sur le choix de mon vol, j'ai bien sûr retenu celui qui ne voudra pas décoller ! 
Quasiment 2 heures de retard sur Scandinavian Airlines (SAS) qui nous font atterrir dans la capitale Suédoise bien après minuit. Le temps de récupérer les bagages et de traverser en courant les halls de l'aéroport désert pour tenter d'attraper le dernier bus pour le centre ville, il est passé 1h et le bus, lui, ne passera jamais malgré les indications sur le panneau d'affichage. Je me retrouve donc avec un ticket inutilisable et le taxi comme seule option pour rejoindre l'hôtel. Dans la même galère que moi, un expatrié français me propose de partager la course très onéreuse (plus de 60€ pour 40min de route entre Arlanda et le centre ville). Une rencontre sympa qui compense les désagréments de ce début de séjour. Soulagée de poser enfin mes valises à l'Ibis Styles Odenplan en plein milieu de la nuit pour me reposer enfin. 

Lundi 25/10/21

Buffet du petit déjeuner plutôt salé que sucré, l'occasion de varier ses habitudes. Les piles sont rechargées !
Petite séance de repérage : métro, gare, tramway, achat d'un bonnet et me voici partie en direction du plus ancien musée en plein air du monde : le Skansen situé sur l'île de Djurgarden.

Fondé en 1891, il est composé d'environ 150 maisons, fermes ou édifices provenant de tous le pays, démontés de leur lieu d'origine et reconstruits ici afin de retracer le cadre de vie de tout un peuple. En pleine révolution industrielle, l'enjeu était de maintenir la mémoire d'une société plus rurale dans toute sa diversité.

Dans certains bâtiments, des personnages en costumes en s'affairent à leurs tâches quotidiennes. Ils attendent le visiteur pour le faire replonger dans le passé à travers un exposé des conditions d'existence de leurs ancêtres.
 
Le chalet de l'ouvrier agricole (1920)
 
A travers les meubles, les outils ou les décorations qui s'y trouvent, chaque construction, des plus pauvres au plus riches, offre un petit voyage dans le temps

Une ferme des années 20

Le + haut beffroi de Suède construit autour de 1730.
 
 
 
Des édifices publics sont aussi représentés, comme la salle communale, l'école...

Ou la poste dont l'entrée est surveillée par un paon majestueux !


Sans oublier l'église Seglora en bois datant de 1729.
 
Une partie de Skansen est dédié aux animaux essentiellement Scandinaves. Le parc ayant d'ailleurs contribué à la préservation de plusieurs espèces menacées.

L'élan, emblème du pays
 
Le clan des rennes 
 
Ou encore les ours...


D'ici on surplombe la ville et le panorama automnal est splendide...
 

Le temps s'est donc arrêté dans ce parc où les moyens de locomotion locaux n'ont pas été où oubliés !
 

Enfin, une section de ce musée ethnologique est aménagé tel un village avec ses artisans et commerçants. On peut ainsi pénétrer dans l'univers des métiers d'antan, comme le souffleur de verre, l'atelier de menuiserie, l'imprimeur,...etc
 
 
Il faut compter une demie journée pour parcourir le site et se laisser transporter dans les siècles passés. Hors saison c'est très calme mais l'accès à certains bâtiments est fermé (on peut toutefois en général apprécier les aménagements intérieurs à travers les fenêtres). Les infos pratiques sont par ici :

A quelques stations de tramway de là, toujours sur l'île de Djurgarden, se trouve l'incontournable musée Abba. Je décide donc d'enchaîner avec la visite du temple dédié au célèbre groupe pop des années 80.

La visite commence avec un clin d'oeil à la comédie musicale "Mamma mia" et des décors qui nous replonge dans l'ambiance du film.


Les premiers espaces du musée retracent le parcours d'Agnetha, Bjorn, Benny et Anni-Frid, leur enfance, leurs débuts dans le monde de la musique, leur rencontre et leur ascension jusqu'à cette inoubliable victoire à l'Eurovision en 1974.
 

Chaque salle immerge un peu plus le visiteur dans l'ambiance du groupe à travers des photos, vidéos et bandes musicales.On découvre leurs guitares, objets personnels, collection de disques d'or et bien sûr leurs mythiques costumes hauts en couleurs. 
 
 
Mais l'attrait du musée réside surtout dans son caractère interactif, ainsi il est possible de se glisser dans la peau des chanteurs pour interpréter un de leurs tubes dans le studio d'enregistrement ou projeter son image sur une de leurs chorégraphies à travers leurs hologrammes !


 On pénètre aussi dans leur monde grâce à des reconstitutions de leurs bureaux, de leurs loges,... 
 
 
Enfin, la dernière salle s'intéresse à ce que sont devenus les quatre chanteurs après la dissolution du groupe. Portés par "Dancing queen" ou "Gimme ! Gimme !", on ressort forcément enchantés de ce musée. J'en profite quasiment jusqu'à la fermeture avant de tenter de rentrer à l'hôtel sans GPS faute de batterie... L'occasion de constater la bienveillance des Suédois qui vont m'aider à retrouver mon hébergement !!

Mardi 26/10/21

Pour découvrir la vieille ville sous un angle plus original, j'ai réservé une visite guidée de 2h sur https://freetourstockholm.com/
Le concept est de rémunérer l'accompagnateur à la fin du tour, selon le degré de satisfaction. Celle-ci est alors forcément au rendez-vous avec des guides dynamiques et enjoués qui nous plonge dans la petite et la grande histoire de la capitale. Des événements majeurs et beaucoup d'anecdotes drôles ou effrayantes pour voyager dans le passé de la ville au grès de ses rues et monuments. Les explications sont en anglais mais relativement accessibles et l'attitude théâtrale du guide facilite bien la compréhension générale. 

Le point de rendez-vous se situe à Benny Fredrikssons Torg, à quelques pas de la station de métro T-Centralen et la balade commence au carrefour des principaux édifices de la capitale. 
 
La ville moderne est reliée à la vieille ville par une rue piétonne qui traverse le parlement : Riksgatan. Après être passés sous l'arche en pierre, les explications de notre guide nous plongent dans l'histoire de la capitale suédoise. 
 
Gamla Stan est la partie la + ancienne de Stockholm, elle se compose de ruelles médiévales pavées où il est agréable de déambuler. La petite cité ceinte de murailles sur son île de Stadsholem s'est agrandie avec ses jolies maisons peintes aux couleurs chaudes. Au fil de ses rues pavées et tortueuses, on remonte au 13ème siècle...
 
L'église de Riddarholmen (église des chevaliers) dont le clocher domine l'île est la seule église médiévale qui subsiste dans la ville.

Située sur la place Slottsbacken à l’entrée du Palais Royal que je visiterai dans l'après-midi, la cathédrale Storkyrkan était en rénovation cachée derrière des échafaudages lors de ma visite !

Le château fut édifié à partir d’un donjon du 12e siècle, agrandi en permanence au fil du temps, il fut ravagé par un incendie en 1697. Sa reconstruction pris la forme d’un vaste quadrilatère inspiré par l’architecture baroque romaine. 

Le coeur du quartier s'organise autour de la place Stortorget, jadis lieu de rencontre et de marché, elle est bordée de hautes maisons à pignons qui ont remplacé au 17ème siècle les anciens bâtiments en bois. C'est aussi ici que le tragique bain de sang de Stockholm eu lieu. 
 
Le monument de la bourse abrite l'académie suédoise et le musée Nobel où est remis le prix du même nom chaque année.

L'église allemande (Tyska kyrkan) dont la flèche en cuivre de 96 mètres de haut domine fièrement l'horizon de Gamla Stan. elle fut bâtie au XVe en l’honneur de la sainte patronne des voyageurs et des marchands. Au Moyen-Age, le quartier était en effet peuplé principalement de marchands allemands, appartenant à la classe supérieure, ils vivaient du commerce de la Baltique.

La rue Maten Trotzigs Gränd, qui est une des + étroites au monde avec son escalier de 36 marches d'une largeur de seulement 90cm !

Les rues Västerlanggatan et Österlanggatan regroupent antiquaires, brocanteurs, magasins de souvenirs, boutiques d’artisanat et galeries d’art.
 
Zoom sur le Palais Royal désormais ! Le "Kungliga Slottet" est la résidence officielle de la famille royale à Stockholm, un bâtiment baroque dessiné par l’architecte Nicodème Tessin le Jeune qui comprend plus de 600 pièces. Par ses fonctions multiples de résidence royale, lieu de travail et monument culturel et historique accessible au public à longueur d’année, il se distingue des autres palais royaux d’Europe. 
 
La visite débute par les appartements d’apparat avec leurs salles somptueuses. The Bernadotte Apartments sont utilisées par le Roi pour les cérémonies, remises de médailles ou réunion du conseil des affaires étrangères. Oscar II et la Reine Sofia furent les derniers résidents de ces appartements.

Tout d'abord chambre à coucher du Roi Adolf Frederik cette pièce devint ensuite le bureau d'Oscar II. Il comportait des installations innovantes pour l'époque comme des lampes électrique et une ligne téléphonique.

La visite se poursuit dans The State Apartments essentiellement dédiés à divertir les invités du couple royal. 

The council chamber était la salle à manger principale sous le règne de Gustave III. C'est ici que se réunit le cabinet plusieurs fois par an. Le roi et le Gouvernement y partagent des informations sur les affaires courantes du pays.

La galerie Karl XI est représentative de l'art baroque suédois. Lors des banquets, une table est dressée pour accueillir plus de 170 convives.

C'est dans la White Sea que sont accueillis les invités avec les banquets . Elle est utilisée comme salle de réception après le repas.

Il est intéressant d'enchaîner avec la visite de l'armurerie royale dont l'entrée est gratuite. Au sous-sol du palais on accède ainsi à une exposition de carrosses royaux
 
et à une belle galerie exposant objets et costumes de chaque époque du règne et des souverains de Suède.
 
En sortant du palais royal, je continue ma balade dans le centre, notamment le long des quais d'où la vue s'ouvre sur plusieurs des îles. 

Stockholm se trouve sur la côte orientale de la Suède, à l'endroit où le lac Mälar rejoint la mer Baltique. La ville elle-même s'étend sur quatorze îles faisant de l'eau un élément omniprésent puisqu'elle représente environ 30 % de la superficie de la ville avec une proportion identique pour les espaces verts. 57 ponts permettent de relier les différents quartiers

Elle aurait été fondée par Birger Jarl, afin de protéger la Suède d'invasions par des flottes étrangères et afin de mettre fin aux pillages dont étaient victimes des villes situées sur le lac Mälar. Ce n'est qu'en 1419 que Stockholm est proclamée capitale de la Suède.

Si la ville a été fondée sur la petite île de Stadsholmen, elle s'est ensuite développée au nord où l'on trouve désormais Norrmalm et Östermalm et au sud vers Södermalm.

 

Strömsborg est un petit îlot au Nord de Stadsholmen. Juste derrière se dessine la silhouette de l'hôtel de ville

Eglise St Jacobs avec sa jolie façade rouge et verte.

Le Riddarhuset est une « maison de la noblesse », équivalent (sans pouvoir) de la chambre des lords de Londres est un superbe palais de style baroque construit vers le milieu du XVIIe siècle. 
 
Superbe vues sur les îles qui s'embrasent au coucher du soleil.
 
Et les bâtiments bordant les quais s'illuminent, comme le Grand Hôtel. 
 
Je finis de crapahuter dans Gamla Stan pour dîner à Österlanggatan 17 avant de rentrer reposer mes pattes !!!


Pont Skeppsholmsbron (couronne) 
 
 
Mercredi 27/10/21
 
Cette troisième journée débute par une immersion dans l'incroyable histoire du Vasa, navire de guerre du 17ème siècle le mieux conservé au monde, dans le musée du même nom, après 333 ans passés au fond de la mer !
Le bateau fut construit en moins de deux ans sur ordre du roi de Suède (Gustave II Adolphe) par un architecte néerlandais assisté de nombreux charpentiers, menuisiers, sculpteurs et autres artisans. Plus de 400 personnes ont contribué à bâtir le plus imposant vaisseau de l'époque avec ses 52m et 1200 tonnes.
 
 
Toutefois, les connaissances techniques ne permettaient alors pas encore d'évaluer la stabilité des navires et on comprit, trop tard, que le Vasa était trop lourd au-dessus de sa ligne de flottaison. Ainsi, le 10 août 1628, jour de son inauguration, quelques rafales de vent suffirent pour faire vaciller puis basculer le vaisseau alors qu'il quittait le port de Stockholm. Les sabords étant encore ouverts, l'eau s'y engouffra, faisant rapidement sombrer le Vasa à seulement 120 mètres du rivage, sous les yeux de nombreux spectateurs venus assister à l'événement. Si la majorité des 150 passagers put regagner la rive ou être secourue, plusieurs dizaines de personnes bloquées dans le pont inférieur périrent noyées. 

Si la plupart des canons furent récupérés après la catastrophe, les tentatives de renflouement échouèrent et le vaisseau fut presque oublié. Ce n'est que dans les années 1950 qu'Anders Franzén, un passionné d'épaves, entrepris des recherches à partir de documents du 17ème siècle pour tenter de localiser le Vasa à l'aide de grappins qu'il faisait descendre depuis son bateau à moteur. En août 1957 les grappins s'accrochèrent à un objet en chêne, le vaisseau englouti dans la vase d'un chenal du port était retrouvé ! Dès l'automne un long travail de renflouage commença, des tunnels ont été creusés sous le navire afin d'y introduire des câbles permettant de le soulever. Ce fut chose faite en 1961. Une fois remonté à la surface, il fut entièrement démonté, toutes les pièces ont été longuement traitées avant d'être ré-assemblées. Le Vasa a ainsi été aspergé de glycol pendant 17 ans précédant 9 années de séchage lent.


L'exceptionnel état de conservation du Vasa est notamment liée au fait que le taret qui dévore les coques de bois des bateaux était absent en mer Baltique mais surtout l'eau du chenal était fortement pollué limitant la présence de micro-organismes. Le temps s'est alors arrêté pour le navire prisonnier de la vase qui le protégeait.


La décoration du trois-mâts guerrier était typique de l'époque, faite de sculptures glorifiant l'autorité, la sagesse et les prouesses militaires du roi. Mais on y trouve aussi des figures de dérision, sarcasmes destinées à intimider l'ennemi. L'iconographie s'inspire de l'antiquité gréco-romaine et de la bible. Beaucoup de sculptures se rattachent au style baroque hollandais montrant des créatures fantastiques et effrayantes avec des sirènes, des sauvages, tritons et monstres marins.
 
 
On retrouva aussi dans l'épave une multitudes d'objets, vêtements, armes, canons, pièces de monnaie, couverts, nourriture mais aussi les squelettes et effets personnels d'au moins 25 personnes. Ces découvertes exposées dans les vitrines du musée ont apporté aux historiens de précieuses connaissance sur les techniques de la guerre et des constructions navales mais aussi sur la vie quotidienne en Suède au 17ème siècle. 

 
Quais
 
Marché couvert
 
Iles
 
Gateau cannelle
 
Sur les rives de la mer Baltique dans un immense bâtiment de style Art nouveau se trouve le célèbre musée Fotografiska. Les oeuvres de photographes internationaux de renom peuvent y être contemplés au fil des expositions temporaires qui se succèdent tout au long de l'année.
 

Lors de ma visite, la première galerie du rez-de-chaussée est dédiée au "Pet Show" rassemblant des clichés de 26 artistes sur le thème des animaux de compagnie. Des clichés tantôt drôles et décalés, tantôt touchants et symboliques.
 
 
La seconde galerie rassemble des photos de nus prises par une trentaine de femmes proposant des perspectives en marge des prises de vues classiques. Toutes les morphologies et types de peau s'exposent et se veulent l'expression d'un symbole ou d'une identité particulière. 


La troisième galerie intitulée "Utopia" est composée de portraits de femmes immigrées ou réfugiées (Afghanistan, Syrie, Iran, Somalie,...) mises en valeur dans des décors irréels par un duo d'artistes : Cooper & Gorfer. Les images reflètent le destin chaotique de ces femmes entre deux cultures, leurs traumatismes passés et espoirs futurs.

 https://www.fotografiska.com/sto/en/

 

Jeudi 28/10/21 :

Démarrage tranquille ce matin car j'attaque par le musée des Vikings qui n'ouvre qu'à 11h. Métro jusque Slussen puis bateau 83 pour l'île de Djurgärden.

Le débarcadère se trouve au pied de Gröna Lund, le parc d'attraction le + vieux du pays, créé en 1883 et dont les manèges sont visibles depuis toute la ville.

Il est décoré aux couleurs d'Halloween ce qui renforce son caractère figé dans un autre temps...


Balade dans le charmant quartier chargé d'histoire où les maisons typiques des ouvriers ont été conservées...


Explications 

 
 
Je remonte donc ensuite 1 000 ans en arrière, avec la visite du petit "Viking Museum" mettant à l'honneur ce peuple légendaire qui a fortement marqué l'histoire de la Suède.
 
Une courte visite guidée très ludique et pleine d'humour est proposée en français. Associée à des écrans explicatifs, elle permet de comprendre les flux migratoires des pays du Nord et les invasions successives.

Il existe aussi une application accessible sur smartphone pour compléter les explications. On comprend ainsi que derrière l'image stéréotypée du conquérant explorateur féroce, se cachent également des familles sédentaires, travaillant la terre, le textile ou le bois grâce à des techniques artisanales innovantes.

La 1ère salle met en avant les navires et leur mode de construction. Souvent représentés comme des hordes sauvages déferlant de la Scandinavie vers l'Europe, les Vikings étaient avant tout des navigateurs hors paires explorant les routes maritimes pour s'enrichir par le commerce.
 
On découvre bien sûr ensuite le mode de vie des Vikings illustrés à travers leurs habits, nourriture, armes ou outils,...sans oublier la rencontre avec un de ces hommes... représenté grandeur nature à partir d'ADN de restes séculaires !

L'attraction insolite du musée est la "saga Ragnfrid", un petit train qui transportent ses voyageurs à travers des décors et effets sonores permettant d'avoir un aperçu de la vie quotidienne d'un Viking racontée du point de vue de la femme d'un guerrier.
 
https://thevikingmuseum.com/francais/

Quartier

Hôtel de ville

 

Vendredi 29/10/21 :


Réveil un peu + matinal ⏰ pour mon traditionnel footing sans frontières, toujours une belle expérience de pratiquer quelques foulées sur le terrain d'entraînement des sportifs locaux. Une autre façon de découvrir la ville et un joli tracé en souvenir. 

L'île de Kungsholmen (située sur le lac Mãlar) est le dernier quartier de Stockholm que je n'avais pas encore exploré, mise à part le point de vue sur l'hôtel de ville hier soir. Comme partout ailleurs, beaucoup de pistes cyclables et de voies vertes, un régal pour la course à pied 🏃‍♀️ Il est ainsi possible de faire le tour de l'île en traversant très peu de routes, le long des quais arborés. Le sol reste humide et jonché de feuilles mortes mais pas de glissades !


Kungsholmen a une superficie de 3,9km2, on en fait donc assez rapidement le tour d'une dizaine de kilomètres en courant. Avec quelques arrêts photo autorisés 😉 Sur l'autre rive il s'agit donc de l'île de Södermalm traversée hier en fin de journée. 


L'occasion d'admirer de + près les superbes façades colorées des immeubles de Norr Mälarstrand.


À la pointe de l'île se dresse donc l'hôtel de ville : Stadshuset. 

Sa cour intérieure 

Il est temps de rentrer à l'hôtel pour une bonne douche et un petit dej un peu + complet que l'encas pris avant mon footing. Valise bouclée, je quitte le quartier d'Odenplan en direction de la gare routière où je pourrais cette fois utiliser mon ticket de 🚍 "Flygbussarna" pour l'aéroport !

Vol Luxair pour expérimenter l'aéroport de Luxembourg et continuer ma tournée nordique vers ... la Lorraine !!!